dimanche 11 septembre 2011

Des Navajos aux Mormons

Pour continuer dans notre petite visite au pays Navajo, le lendemain de Monument Valley nous sommes allés visiter Antelope Canyon et les alentours. Mais avant ça, juste une petite parenthèse. On se disait avec Alban que dans les blogs de voyage et surtout ceux sur la Côte Ouest on ne se rend pas compte des distances parcourues. Et, effectivement, les distances sont énormes. Une fois que nous somme partis de San Diego, on roulait environ 4h par jour, et encore j'avais programmé des étapes les plus courtes possibles. Mais il y a tellement d'arrêts sur la route que l'on arrive rarement à l'étape du soir avant 19h30. Mais bon, faut dire qu'on s'arrête souvent (je vous ai déjà expliqué qu'on était des psychopathes des photos ?). Bref, pour la petite histoire, hier, après Monument Valley, on avait encore 3 heures de route environ et, une fois arrivés à Page (l'étape du jour), on a encore tourné 1h avant de trouver l'hôtel. Ca n'est jamais arrivé qu'on se galère autant pour trouver l'hôtel, mais là en l'occurence, ça veut dire dodo à minuit. Et, bien sûr, lever 7h30 pour faire toutes les visites... Tout ça pour dire qu'on va devoir se reposer en rentrant de vacances...


On referme la parenthèse.
Ultime étape dans notre périple navajiens ( c'est comme ça qu'on dit non?): Page. Encore une fois une destination délaissée des guides touristiques et je ne comprends pas pourquoi. Il y a 10 lignes dans le Lonely Côte Ouest, alors qu'on pourrait facilement y passer 5 jours. Page est une station balnéaire sur un lac en plein désert, ça vous donne une idée du paysage déjà. Aux alentours quelques reserves navajos abritent des formations rocheuses qui n'ont rien à envier à Monument Valley.

Comme on pouvait pas tout faire, on a juste choisi 2 endroits.

D'abord, Antelope Canyon, creusé dans la roche. Mieux qu'une longue description, quelques photos :




L'entrée du Canyon. Oui la faille au milieu c'est l'entrée. Obèses s'abstenir... (mais bon les gros passaient quand-même)

Et l'intérieur du Canyon avec une lumière qui filtre par l'ouverture et qui donne des effets sur la roche









Ensuite, Horseshoe. ça ce n'était même pas dans notre guide et, pourtant, le site est super connu. C'est des potes qui nous en avaient parlé. Horseshoe c'est ça :


Sur le chemin, on s'est encore arrêtés sur quelques sites moins importants. Du coup, on a aussi rencontré un groupe de motards français qui font un peu le même parcours que nous mais en Harley. On les a suivis pendant quelques km et, du coup, on avait l'impression de faire partie d'un convoi présidentiel.

A la fin de la journée, nous arrivons pour la deuxième fois de notre séjour dans l'Utah! Pays des mormons (Salt Lake City est la capitale mormone). Et c'est comme ça qu'on passe du coq à l'âne en une journée !

Lonesome cowboy


Pour vous donner un avant-goût du post...

Nous rentrons dans le pays Navajo. Une heure de route seulement après le Grand Canyon, le paysage change à nouveau. On entend presque les bisons sur la plaine ! Les km qui précèdent Monument Valley ont aussi été immortalisés par des dizaines de films et moi qui n’attendait pas grand chose de ce pays Navajo je m’apercois qu’il est déjà gravé dans mon inconscient (merci la télé) et je suis bluffée.

Du coup, on s’est pas mal arrétés pour prendre des photos. Je sais pas si je vous l’ai déjà raconté, mais un séance photo pour Alban dure en moyenne 5 fois plus longtemps que pour moi. Donc pendant qu’il fait ses photos, je m’occupe, je me fais des nouveaux amis :


Et je pars faire un tour avec eux :

Point culminant de cette journée au pays des Indiens : Monument Valley !


"coffee pot"

"3 sisters" qui forment un W pour dire "Welcome"

Un totem et des gens pétrifiés qui dansent autour

Et un petit remake de la pub Marlboro:


On peut faire le tour du parc en voiture, mais on a préféré réserver un tour en jeep. Et notre guide était, je vous le donne dans le mille : Bobby Sixkiller ! ( des fans du « Rebel » ici ?). On ne se rend pas compte à quel point les Navajos ne sont pas intégrés dans la société américaine. Ils portent tous un chapeau de cowboy et ils ont une coupe de cheveux bizarre pour la plupart (notre guide n’échappant pas à la regle, il avait une coupe « Ronaldo » que tu aurais laissée pousser trop longtemps). Ils ont une réserve et un gouvernement autonome et une langue propre. Notre guide avait un accent quand il parlait en anglais et il n’avait pas l'air de porter les americains dans son cœur (on se demande pourquoi). 40% de la population continue ses études après le collège et ils vivent avec un revenu moyen de 20 000 USD par an.
Donc l'avantage du tour en jeep, mis à part de se faire conduire par Bobby Sixkiller, c'est aussi qu’il t'emmène dans des endroits où tu ne peux pas passer quand tu es en voiture privée. Il nous a chanté des chansons traditionnelles, joué de la flute navajo et poussé les cris des indiens, ceux qui raisonnent contre la roche... magique ! En plus, les Navajos sont contre le fait de construire des routes dans la réserve, parce que ce type de travaux peut endommager les roches et les plantes médicinales. Donc les routes sont souvent des chemins de terre. Desavantage du tour en jeep, c’est un peu tape-cul. Démonstration :



 

Trève de plaisanteries, le parc est incontournable. Pour Alban, la meilleure partie du séjour pour l’instant, c’est pas peu dire, vu qu’il a failli pleurer quand on est partis de Los Angeles…
Si on fait un tour de la Côte Ouest et le Grand Canyon comme nous, ça fait un gros détour mais il vaut carrément le coup.
 

Inclus dans le tour guidé, un arrêt dans un « lotissement traditionnel » (comprenez 3 cabanes en bois et en terre, eh oui, à la déception d'Alban, les Navajos ne vivent pas dans des tipis, mais dans des maisons typiques appelées "hogans").
Là, on a rencontré une indienne de 102 ans (figure locale). Première question d'Alban : Comment elle a fait pour vivre aussi longtemps ? Réponse, elle a suivi le mode de vie traditionnel Navajo et s'est toujours déplacée à pieds. Ca va être difficile à appliquer pour Alban, ça fait un peu loin à pieds Luxembourg !


Si vous faites un tour en jeep,  c'est un passage obligé, mais c’est pas un attrape-touriste, c’est vraiment sympa à faire. En plus, comme tous les peuples qui ont été persécutés, les Navajos ne livrent pas facilement leur mode de vie ou leurs traditions donc ce petit aperçu est très sympa.

Immersion totale dans le pays Navajo et transformation en Indien :

En train de me faire coiffer par une indienne...

 
Et le résultat...


 Et puis c'est l'heure de m'entraîner au lasso:



Superbe prise :


Et finalement je relâche mon prisonnier pour qu'on finisse à cheval ensemble...
Romantique non ?


Voilà ! On serait bien restés plus longtemps ! Encore un site à mettre sur la liste des choses à refaire quand on reviendra. La prochaine fois, je verrai bien une balade à cheval !

Et pour finir quand même, une photo de Bobby Sixkiller :

vendredi 9 septembre 2011

1 km à pieds, ça use, ça use...

Pour notre deuxième jour au Grand Canyon on attaque les choses sérieuses : Lever 5h 30 du mat’ pour descendre dans le canyon avant qu’il ne fasse trop chaud. Attention on n'est pas allés jusqu’à la rivière, parce que comme ne nous cessent pas de le rappeler les panneaux, prospectus etc, si on essaie de faire ce trajet en une journée on va tous mourir. Tout dans le parc vous met en garde contre les dangers d’une randonnée, même courte, sous le soleil. Faut dire que quand on voit le groupe d’américains avec la gueule de bois et en baskets qui nous racontent qu’ils descendent dans le Canyon à midi, on se dit qu’il n’ont pas tort de répéter qu’il ne faut pas le faire ! Du coup nous on était suréquipés : 2,5l d’eau dans notre poche à eau, chaussures de randonnées, bâtons de randonées (je les ai adorés pendant la remontée). On est partis avec un ranger, qui nous donnait des explications sur les roches, la formation du Grand Canyon, les plantes etc (bon et pas trop trop d’infos sur avant c’était un haut-lieu de la culture indienne mais que les cowboys les ont tués et on a mis ceux qui restait dans des réserves. En même temps on raconte rarement le massacre de la Saint Bartélémy aux touristes qui viennent chez nous).


Là, elle nous explique le glissement des roches avec ses bâtons. A ce moment là, Alban avait déjà décroché depuis 10 min et il était en train de photographier les écureuils. Pas un grand fan des visites guidées...
Le point de départ c'était tout en haut...


 Quand je vous dit qu'on était équipés...
La descente, trop facile. Par contre la remontée, juste ce qu'il faut de quand même dur pour avoir l’impression d’avoir accompli quelque chose de pas mal quand tu arrives à nouveau en haut (pour fêter ça, je me suis offert une bague navajo… souvenir de ma descente et ré-ascencion du Grand Canyon).
Donc pour faire les disclaimers comme le Grand Canyon, je déconseille fortement cette rando aux gens qui ne font pas de sport ou qui n’ont jamais fait de marche en montagne ( Morgann tu peux y aller, avec des mars et des snickers dans les poches pour l’hypoglycémie) et prendre plein d’eau. Nous on a eu aucun soucis, mais on avait de l’eau, on faisait des pauses, etc.

L’aprèm on a fait une rando sur le plat, sur le bord du canyon. Ce qui m’a permis de me rendre compte que mes chaussures de rando me font mal au pied (oui, je sais, c’est un comble pour quelqu’un qui porte des escarpins toute l’année).

jeudi 8 septembre 2011

Grand Canyon !!!

On l’attendait avec impatience. Nous sommes enfin arrivés à Grand Canyon ! Et c’est à la hauteur de nos attentes. Magnifique. C’est certainement pour ça que la moitié de l’Europe a décidé de passer ses vacances ici en même temps que nous.
Anne-Sophie voit le Grand Canyon au moins une fois dans sa vie...
Pour commencer, petite balade sympa pour prendre des photos. La température a perdu une vingtaine de degrés (Fahrenheit) donc ça reste supportable.
Inutile de dire qu’il faut l’avoir vu au moins une fois dans sa vie.


Alban voit le Grand Canyon au moins une fois dans sa vie...




Alvin (d'Alvin et les Chipmunks) voit le Grand Canyon au moins une fois dans sa vie...
Les Amish voient le Grand Canyon au moins une fois dans leur vie...
En parlant d'Amish, petite parenthèse puisque leur arrivée m'a offert un spectacle tout aussi fascinant que le Grand Canyon. Les Amish refusant tout progrès et attributs de notre vie moderne, j'ai enfin eu la réponse à ma question: à quoi ressemblerait-t-on sans crême dépilatoire, cire et estheticienne? Réponse, à part si on est blonde clair, c'est pas très beau à voir.... Et une autre question m'est aussi venue: les ciseaux ça marche pas à l'électricité non? Donc qu'est-ce qui les empêche d'avoir une coupe de cheveux décente? Bon ça va je sais que personne d'Amish regardera le blog vu qu'ils ont pas internet...










Et à la fin de la journée, feu de camp avec un ranger:

mercredi 7 septembre 2011

I’ve got the right temperature

On quitte la Californie pour l’Arizona, où nous allons passer une semaine.
Quand on est arrivés à Phoenix, on a eu l’impression de se retrouver dans un film catastrophe syle la guerre des mondes, c’est à peine si il n’y avait pas des voitures en plein milieu de la route… La ville était complétement déserte ! Et c’est là qu’on s’est rappelés qu’en fait c’était le premier jour du « labor day » week end (ils ne fêtent pas le travail le premier mai parce que c’était une fête communiste à la base).

Personne...

Bref, on a désespérement essayé de trouvé un office de toursime ouvert mais au bout du troisième fermé on a laissé tomber et, notre pause de midi approchant, on a décidé de faire du tourisme "gastronomique". Pour ceux qui passent par Phoenix, il faut absolument passer au Mac Alpine’s. C’est un « diner » / boutique brocante qui est resté bloqué dans les années 50 (y compris les serveuses qui sont coiffées et habillées en harmonie avec la déco du diner). Spécialité de ce diner, la « soda fountain », c’est une machine qui permet de faire n’importe quelle composition à base de n’importe quelle boisson et parfum de glace. Exemple : Coca Light + sirop d’amaretto + boule de glace vanille = ice cream soda d’Anne-Sophie. Il y a des dizaines de soda, parfums de glaces et sirops donc des centaines de possibilités.
Le « malt » (sorte de milk shake) au bubble gum d’Alban :

Plus tard dans l’après-midi, on a vite vu où étaient passés tous les habitants de Phoenix : ils étaient tous sur la route pour aller vers le Nord (vers Sedona et le Grand Canyon), ce qui fait qu’on s’est retrouvés dans les bouchons pendant plusieurs miles. Mais comme dirait Alban, être dans les bouchons à Phoenix c’est plus sympa que d’être dans les bouchons à la frontière luxembourgeoise. Ceci dit c’est rigolo parce que juste après Phoenix le paysage change à nouveau, c’est plutot des petites plaines avec des lotissements et quelques collines donc en fait on avait vraiment l’impression de traverser la moselle pendant un petit bout de temps.
Enfin rapidement (ou pas trop vu qu’il y avait les bouchons), les paysages changent à nouveau et on devine les montagnes rouges qui font la renommée de Sedona. Les alentours de Sedona sont justes magnifiques. D’après nos discussions avec d’autres français, j’ai l’impression que les agences de voyages françaises délaissent complètement cette partie et font passer les gens par le nord pour rejoindre Grand Canyon. Pourtant c’est vraiment à faire. Je vous laisse quelques photos pour juger de vous-même.




Et celui là, on l'a appelé "grozizi"
Comme la température ne baissait toujours pas et qu’on avait toujours l’impression de rentrer dans un sèche- linge à chaque fois qu’on sortait de la voiture, on est allés au Slide Rock State Park. Slide veut dire toboggan et en fait la rivière de « Oak Creek" a creusé un bébé canyon avec des toboggans et des piscines naturelles. Tout ça au milieu de la roche rouge. Tout simplement magnifique (et très tachant…). On a pas résisté à l’envie de se tremper, et on était pas les seuls.
Donc ça, c’est moi en train de faire du bébé canyoning :

Ou en train de me noyer, c'est comme on veut..
Et ça c’est Alban :

Trop sympa et comme dirait Alban on a laissé un bout de nos fesses aux Etats-Unis (oui eau+ roche ça rape un peu plus les fesses que les tuyaux en plastique de l’Aquadrome, vous avez déjà entendu parler d'un phénomène qu'on appelle l'érosion ?).

Le post d'Alban

J'aurais pu appeler ce post "les dessous de Palm Springs" mais la série s'intitule "les dessous de Palm Beach"... donc c'est pas tout à fait pareil ! C'est pas grave, ça m'a permis d'introduire ce post que vous m'avez réclamé à corps et à cris (hein Marie ?!). 

Bref, ce qui surprend immédiatement à Palm Springs c'est que c'est une ville que je qualifierais de "ville à ciel ouvert". Je m'explique : imaginez une ville américaine sans le moindre gratte-ciel (je sais c'est dur !) encerclée par le désert et les montagnes à perte de vue, ajoutez-y les bungalows, piscines arrondies et boutiques dont le style architectural remonte aux années 50 (super !), réglez le thermomètre sur 40 degrès Celsius et voici Palm Springs !

C'est magnifique et ce n'est pas pour rien que de nombreuses stars comme Frank Sinatra, Sammy Davis Jr et le King (Elvis pas Michael, sinon j'aurais précisé le King "de la pop" of course) en ont fait leur lieu de villégiature de prédilection.

Maintenant la ville est essentiellement habitée par des retraités huppés ou des gens branchés (et riches, ça va de soi) et la communauté homosexuelle y est bien représentée également. J'ai même eu l'honneur d'en rencontrer certains de ses ambassadeurs (vous lisez les posts d'Anne-Sophie hein ?!).

Pour ponctuer cette page hautement culturelle, je précise que Sonny Bono (non, pas le chanteur de U2 ni le flic de Miami, je parle de l'acolyte de Cher "I got you Babe" bien sûr !) brigua le mandat de maire de Palm Springs (et accessoirement de député). Bon, ok, c'est pas forcément super original vu que Clint Eastwood était maire de Carmel et que Ronald Reagan (et pas John Wayne) fut carrément élu Président des Etats-Unis.

Pour illustrer mon propos, une photo du mémorial que la ville a érigé en l'honneur de son plus célèbre premier magistrat


et puisqu'une image vaut mille mots, encore quelques photos